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  • : Entreprendre en France est une galère
  • : J'ai créé mon entreprise avec très peu de moyens voici 6 ans. Aujourd'hui, elle progresse régulièrement mais modestement en raison des barrières invraisemblables que l'on met en France aux entreprises. Je passe un temps considérable à gérer des problèmes liés au fait que la création d'entreprise en France, contrairement aux beaux discours quotidiens, n'est pas la bienvenue.
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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 07:09

Le RSI - Régime social des Indépendants - est l'organe bien connu des entrepreneurs qui est l'équivalent pour eux de l'URSSAF. D'ailleurs le RSI est tout bonnement un nom un peu différent de l'URSSAF, mais il est complètement dépendant des URSSAF : même monopole, même fonctionnement implacable, mêmes errements.

Le RSI dispose aujourd'hui d'un petit trésor de guerre de 11 milliards d'euros de réserve. C'est le fruit du travail des "petits patrons" qui est prélevé pour payer leur retraite. L'absurdité de la situation est que le RSI n'hésite pas à mettre une pression phénoménale sur des entrepreneurs dès  qu'ils sont en difficulté pour pomper l'argent qui peut encore l'être. Ainsi, au moment où un patron voit son affaire plonger, le RSI lui appuie la tête. Le comportement le plus anti-économique est non seulement la règle pour le RSI, mais le plus surprenant est qu'il ne vient à l'idée de personne de toucher au RSI : si vous avez du retard dans le règlement d'un loyer, dans le paiement de votre assurance, vous recevez des relances et vous pouvez éventuellement discuter avec votre créancier. Avec les URSSAF et son épigone le RSI : que nenni! Les envois de courriers recommandés, de mise en demeure, de derniers avis avant huissier se succèdent à des échéances très rapprochées. Bref, l'idée est de mettre la pression maximale sur l'entrepreneur sans se poser la moindre question sur l'utilité de l'entrepreneur ou de la pérennité de son entreprise, de ses difficultés temporaires - comme dans la plupart des entreprises à un moment de leur existence - et de la façon de trouver des solutions pour remonter la pente.

Il y a au moins une action que devraient exiger les employeurs, c'est l'utilisation des placements du RSI en faveur de l'économie des petites entreprises. Ce n'est un secret pour personne que les petites entreprises ont des difficultés parfois insurmontables pour trouver des financements. Alors, les 11 milliards, il faut les utiliser pour les réinjecter dans l'économie des petites entreprises qui ont constitué ce pactole et qui doivent donc en bénéficier. Ce serait ainsi un moyen plus intelligent pour le RSI de remettre sur pied un cotisant en difficulté, car les difficultés démarrent souvent d'un manque d'investissement. Plus encore, ce serait le moyen d'aider les petites entreprises à se développer et donc à cotiser davantage.

Actuellement le RSI place 30% de ses réserves en actions, 45% en obligations et 14% en produits monétaires. Rien, pas un centime chez les petits patrons, ses cotisants. Les employeurs doivent exiger que ces sommes soient placées en investissements dans leurs propres affaires. Il faut rendre à César ce qui est à César. Et aux employeurs, le fruit de leurs efforts.

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Published by Zoïle - dans économie
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Anonyme 10/03/2015 00:25

Le calcul des Cotisations sur Bilan-2 et Bilan-3 est un crime : en cas de Crise - et on y est depuis 7 ans - on exige de vous des Cotisations qui depassent de loin votre CA !! Et il vous faut des années de Saisie, d'Huissier, de galère pour rétablir des Cotisations raisonnables !! Le Pire, malgré ces Cotisations exagérées, on ne vous valide Pas vos Trimestres !! Ouf, dès 2010 j'ai pu passer en Autoentreprise, et là on paie au prorata du CA Réel, ok !! Sans ça, je serai déjà mort d'épuisement !!