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  • : Entreprendre en France est une galère
  • : J'ai créé mon entreprise avec très peu de moyens voici 6 ans. Aujourd'hui, elle progresse régulièrement mais modestement en raison des barrières invraisemblables que l'on met en France aux entreprises. Je passe un temps considérable à gérer des problèmes liés au fait que la création d'entreprise en France, contrairement aux beaux discours quotidiens, n'est pas la bienvenue.
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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 05:34

Tout le monde ne maîtrise pas forcément les codes élémentaires de vie en société et parfois ça dérape... c'est le cas d'un collaborateur qui a réclamé, direct, de l'argent à quelqu'un qui lui en devait. Sur la même lancée, il a conduit avec un verre de trop, et une fois son permis retiré, il s'est à nouveau fait pincer. Bref, ça s'est terminé avec un bracelet électronique. Je ne vais pas épiloguer sur la justice française, mais au moins je peux donner un point de vue sur le bracelet électronique, côté employeur.

Pour tout dire, je crois que c'est un progrès car j'imagine que ce jeune collaborateur assez influençable, une fois en prison, se serait préparé à pire. Donc pendant quelques mois, il a subi la contrainte de ne plus pouvoir prendre de bain et de se contenter de la douche. A côté de cela, il a dû prendre des jours de congés réguliers pour passer au tribunal et rencontrer son surveillant.

Au final, il a conservé une vie à peu près équilibrée avec son fils et sa copine. Mais je crois surtout que c'est son travail, qu'il aime, qui l'oblige à rester dans les clous.

Nous n'avons pas les idées très claires en France sur l'usage de la prison. Il me semble que l'on emprisonne pour deux raisons :

- pour protéger la société de gens dangereux ,

- pour punir.

Pour la première raison, j'ai l'impression d'un trop grand laxisme. Pour la deuxième au contraire, il me semble que l'on abuse. Je ne vois pas trop l'intérêt de la prison pour punir car en prison, on forme avec l'argent du contribuable des délinquants. Donc, c'est contreproductif et tout le monde le sait. Je ne comprends pas pourquoi, on ne force pas les condamnés à des travaux d'intérêt général et au minimum à reprendre une formation, car si il y a délinquance, il y a forcément une carence de ce côté. Il vaudrait bien mieux, si la société veut réellement punir, mettre des profils de "punis" sur facebook, y inscrire les jugements : ce serait bien plus efficace que l'enfermement. Même les animaux aujourd'hui, on ne veut plus les enfermer parce que l’on veut  produire "bio". La prison est tout sauf "bio".

 

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 03:46

Curieusement, il y a un secteur auquel aucun de nos 500 000 élus ne touche, c'est celui du syndicalisme : dans une opacité surprenante

- les Français entretiennent 14 000 fonctionnaires détachés au profit des syndicats rien que pour les administrations de l'Etat,

- les Français offrent 500 millions d'euros chaque année à la CGT d'EDF pour son Comité d'entreprise,

- nos très riches syndicats ne récoltent que 3% de leurs fonds par le biais des cotisations

- et ils ne représentent que 8% des salariés français avec une nettement plus faible représentation dans le secteur privé...

 

Et les Français ne comprennent pas pourquoi on bloque l'accès du travail le dimanche, contre l'avis d'une large majorité de nos concitoyens. Un jour - que l'on peut espérer proche - il faudra tout de même que nos élus se penchent sur la question.

 

Certes ils n'y sont pas prêts puisque le rapport Perruchot sur le financement syndical a été censuré. Une façon de se voiler la face... mais combien de temps cette position est-elle tenable ?

 

En dehors d'une transparence complète à apporter sur les noms et les salaires des personnes détachées de l'administration et qui doivent figurer clairement sur un site internet de l'Etat, en dehors d'une  publication de la totalité des aides apportées directement ou indirectement aux syndicats - la plus grande corporation de France -  il serait temps tout de même de tourner la page du communisme en France d'après guerre et de supprimer l'article 1 du Code du Travail qui stipule :

"Tout projet de réforme envisagé par le Gouvernement qui porte sur les relations individuelles et collectives du travail, l'emploi et la formation professionnelle et qui relève du champ de la négociation nationale et interprofessionnelle fait l'objet d'une concertation préalable avec les organisations syndicales de salariés et d'employeurs représentatives au niveau national et interprofessionnel en vue de l'ouverture éventuelle d'une telle négociation".

 

Ainsi, le parlement est exclu d'emblée de la mise en oeuvre de tout projet de loi. Seul le gouvernement peut proposer aux syndicats une évolution des relations sociales...ce dont il se garde bien.

 

Mais les députés font de même en défendant leur pré carré : oui les Français peuvent demander un référendum et proposer des lois, mais il leur faut recueillir 4,6 millions de signatures et l'aval de 10% de Sénateurs et Députés, lesquels auront de toutes façons l'occasion de se saisir du texte soutenu par les éventuels 4,6 milions de pétitionnaires : autant dire qu'aucun référendum d'initiative populaire ne verra le jour.

 

Ce blocage permanent de la démocratie en France est l'une des causes de son déclin.

 

Récemment la BBC en Angleterre, chaîne publique,  suite à divers scandales a décidé de publier les noms et rémunérations de tous ses collaborateurs. C'est un pas intéressant que nous devrions emboîter.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 05:35

Les journalistes en reportage sur des pseudo-manifestations sont habitués pour ne pas se couvrir de ridicule à ne photographier que le premier rang ou à interviewer à la télé l'organisteur uniquement. Ainsi le bon peuple croit toujours à l'importance de l'événement, sans bien comprendre que c'est le journaliste qui lui donne de l'importance.

Lorsqu'il s'agit de manifestations politiques comme celle de Jean-Luc Mélenchon pour récupérer le mécontentement des Français ce 1er décembre 2013, c'est plus choquant. Mélenchon annonce 100 000 manifestants, la préfecture 7000. Et donc les Français au journal de 20h imaginent que la vérité se situe entre les deux.

Hé bien, non. Il n'y a eu quasiment aucune image de foule pour cette manifestation, sauf BFM TV qui s'est osé à un panoramique. Et là surprise : on ne voit pas plus de 500 manifestants, 1000 tout au plus pendant le discours de Mélenchon. Incroyable manipulation.

Mélenchon est un bluffeur, on le savait déjà, mais là franchement chapeau ! Et pour la préfecture de police, on comprend qu'il s'agit de ne pas trop froisser le Parti de Monsieur Mélenchon... on ne sait jamais , il peut être utile. Et aucun journaliste ne va se risquer de diviser par 100 les chiffres de Mélenchon.

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 04:33

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25% des hommes en France ont un jour été voir une prostituée. C'est comme ça. Aucune loi ne pourra l'interdire.

Pourquoi aujourd'hui  cette loi pour réprimer la clientèle des prostituées ? Difficile de l'expliquer. La plupart des Français dans les sondages sont très majoritairement contre. Mais le gouvernement Hollande continue de vouloir absolument apporter ses lumières au peuple. Et au-delà, on peut très sincèrement s'interroger sur une Islamisation "douce" de la société française qu'il faut purifier. Ce n'est pas un hasard que ce soit Najat Vallaud Belkacem qui porte à bout de bras cette loi. Elle n'est pas seulement ministre français, elle exerce aussi des responsabilités au Maroc avec sa double nationalité et a besoin de soigner aussi son image dans ce pays.

 

On voit bien qu'à travers cette loi, les prostituées vont se trouver marginalisées. Un peu plus. Personnellement j'ai un peu connu 2 prostituées, sans avoir été client - mais peu importe. L'une d'elle m'a un jour téléphoné pour me dire qu'elle arrêtait et qu'elle avait suffisamment économisé avec ce métier pour ouvrir un magasin de vêtement dans Paris. L'autre a ouvert également une entreprise et la dernière fois que je l'ai vue, elle avait une dizaine de salariés, à Paris également. Sans ce métier - l'une d'elle l'a fait parce qu'elle n'avait pas trouvé d'autre solution pour nourrir son enfant - elles n'auraient jamais pu trouver les fonds pour créer leur activité.

 

Aujourd'hui, on veut interdire aux clients de fréquenter ces femmes dont on nous explique qu'elles sont victimes de réseaux. Pitoyable. Qui peut croire un instant que la police, avec des moyens vidéos considérables, des "victimes" - les prostituées - identifiables à chaque instant, un suivi des factures de téléphones, etc. Qui peut croire qu'on laisserait 20 ou 30 000 femmes aux prises avec des proxénètes dont on ne voit jamais l'arrestation dans les journaux. Combien seraient ces proxénètes ? 1000 ? 5000 ? 10 000? Et jamais on serait capable d'en arrêter un seul ? Alors que les faits divers présentés au 20 h nous montrent que quand la police le veut, elle n'a pas l'air d'avoir trop de difficultés à arrêter les coupables.

 

La réalité, c'est que les réseaux de prostituées n'existent que dans l'imagination des auteurs de la loi. On parle de 90% de prostituées sous le joug de réseaux : tout le monde sait aujourd'hui que ce chiffre est une pure invention. Quand on retire ce motif légitime pour réprimer la prostitution, que reste -t-il ? Une moralisation, et plus encore une volonté sous-jacente de purification. On sait malheureusement ce que donnent les régimes politiques qui veulent purifier, de l'Allemagne des années 30 au Vietnam des années 80, ou plus encore en Chine communiste actuellement.

 

Mais il reste aussi autre chose : une interdiction d'entreprendre : c'est la première fois que la liberté d'entreprendre se heurte à une interdiction d'avoir des clients. Cette loi est anticonstitutionnelle et contre l'article 4 de la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789. Elle va à l'encontre de la jurisprudence et ne peut être que recalée au Conseil Constitutionnel. En effet  il ne faut pas être au sommet de la hiérarchie judiciaire pour le voir sur internet :

- la décision 89-254 DC du 4 juillet 1989, la décision 97-388, 98-401, 99-423, 2000-433 et bien d'autres encore rappellent le principe fondateur de la Révolution pour expliquer qu’il est loisible au législateur d'apporter des limitations à la liberté d'entreprendre, justifiées par l'intérêt général ou liées à des exigences constitutionnelles « à condition qu'il n'en résulte pas d'atteintes disproportionnées au regard de l'objectif poursuivi".  Or interdire à des clients d'acheter les services d'une entreprise, revient à interdire cette entreprise. Quand on légifère sur une activité, on l'encadre pour éviter les fraudes, les escroqueries etc. Dans le cas présent, on la rend tout simplement impossible.  C'est une loi hypocrite, qui ne dit pas ses objectifs. Une loi de pute. Donc il faut que cette loi interdise clairement la prostitution ou qu'elle disparaisse. Et le premier client qui recevra une amende de 1500 euros pourra aller se plaindre au Conseil Constitutionnel, ou aller jusqu'à la Cour Européenne de Justice.

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 03:27

Taxe-aide-taxe-aide... Je viens de recruter en CDD un chômeur pour un travail d'opérateur. Le réflexe aujourd'hui est de demander systématiquement à Pôle Emploi si le recrutement bénéficie d'une aide quelconque. Je ne cours nullement après les aides et si elles n'existaient pas je ne m'en plaindrais pas car toute aide a une contrepartie en charges, avec au passage une rémunération très chère du fonctionnement du dispositif.

Pour ce recrutement, j'ai donc obtenu un Contrat Unique d'Insertion, CUI, qui me permet pendant 6 mois de bénéficier d'une remise de 25% sur le SMIC. Youpi, c'est la fête. Simultanément, j'apprends que les partenaires sociaux - je vais finir par les appeler les complices sociaux - ont signé un accord pour taxer les CDD, car il faut montrer aux Français que ce n'est pas beau de recruter seulement pour quelques jours ou quelques semaines ou quelques mois. Donc je vais être taxé.

Enfin, non, je ne vais pas être taxé car j'ai mis fin à la courte période d'essai de ce nouveau collaborateur : au deuxième jour, il faisait déjà une pause téléphone parce qu'il "n'avait plus rien à faire" . Evidemment, un salarié qui n'a plus rien à faire ne demande pas ce qu'il y a à faire, il faut rester à côté en permanence jusqu'à ce qu'il ait fini pour lui donner un autre travail ! Donc dans ce cas, je préfère ne pas aller plus loin. 

La conclusion de tout cela c'est que, ce ne sont pas des taxes ou des aides qui vont m'inciter ou me dissuader de recruter. Il faut aujourd'hui décider très vite, en deux ou trois jours, si on conserve ou pas un collaborateur. Le moindre détail qui signale de gros problèmes ultérieurs doit suffire à renoncer au recrutement. La France est un ensemble de PME dont la moyenne globale des salariés tourne autour de 4 personnes. Un collaborateur supplémentaire qui ne travaille pas avec un minimum de volonté est un danger immédiat pour l'entreprise. 

Pour ce qui concerne les taxaides, je me dis que simplement on alourdit l'administration française avec des coûts de gestion inutiles qui tournent probablement autour de 8% du montant des aides et des taxes.

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 04:24

Depuis pas mal d'années, j'envoie en formation des collaborateurs.  Finalement, les collaborateurs formés n'échappent pas à la règle du zapping en passant d'une entreprise à l'autre, et l' investissement pour améliorer leurs connaissances et leurs pratiques, finalement, apporte peu de choses à ma société et pas très longtemps. Donc, je me suis dit que, d'une part, il serait judicieux que je fasse moi-même la plupart des formations pour ensuite diffuser un savoir constant et mis à jour dans un certain nombre de domaines. Je viens de m'y mettre et ...surprise.

 

J'ai passé cette semaineavec des collaborateurs, mon CACES, un joli nom pour signifier Certificat d'Aptitude à la Conduite En Sécurité. Pour faire simple, il s'agit de pouvoir conduire des chariots élévateurs. La formation était prévue sur 2 jours ce qui me paraissait vu de loin à peu près normal. Pourtant,  le formateur m'a appelé il y a quelques semaines en suggérant une journée supplémentaire. Pourquoi pas, même si nous avons peu de temps. A l'arrivée, le formateur est venu une journée et demi et un examinateur 2 heures. 

 

Sur ces deux journées, pas de document écrit pour le stagiaire, mais un power point et deux vidéos dont une récupérée par le formateur sur internet. J'ai apprécié d'apprendre quelques petites choses sur la conduite dans un atelier. Mais ma formation s'est limitée à 2 demi-journées en réalité et 2 heures de tests. Au total 8 heures environ, et j'ai dû signer pour 3 jours de présence. Bref cette formation pouvait se limiter à une journée et être suivie d'une journée de test.

 

Sur le fond, je ne suis pas mécontent de la stratégie que je mets en place : au moins maintenant, je vais pouvoir former moi-même des collaborateurs sur les chariots, gerbeurs et autres transpalettes. Je pourrai accorder des autorisations de conduite en toute connaissance de cause. C'est à mon sens un savoir, une culture de la sécurité qu'améliore  l'entreprise. En revanche, je me pose des questions sur ces formations onéreuses, dont le temps de présence du formateur est arrangé, avec un niveau relativement pauvre en préparation.

Une réforme de la formation professionnelle est réellement à mettre en oeuvre. Avec mes cotisations, je pourrais avoir en réalité un formateur pendant un mois chaque année, alors que mon budget 2012 a été épuisé en 3 jours. Cherchez l'erreur. Je suis convaincu que l'Etat ou au moins la collectivité peut se substituer à un relatif échec du privé (un échec dont la cause est dans l'organisation collective de la formation).  

 

Plutôt que de harceler les chefs d'entreprises avec des contrôleurs, des inspecteurs, des prédateurs de nos finances en tous genres, des gens prêts à punir,  il serait judicieux de proposer la présence en entreprise d'intervenants extérieurs salariés comme des enseignants, dont le temps global serait équivalent à la cotisation annuelle d'entreprise. Au moins, nous aurions des gens qui d'une part pourraient faire des diagnostics larges des besoins, apporter des connaissances dans tel ou tel domaine et préparer un véritable plan de formation avec des cours et des travaux pratiques comme à l'école. Je suis convaincu que parfois nous n'avons pas besoin de plus de quelques heures sur un sujet. En regardant les choses de près, avec ce que je cotise aujourd'hui, nous aurions dans notre entreprise chaque année une vingtaine d'enseignants qui viendraient une journée chacun. Pour améliorer la compétitivité de la France, ce serait plutôt bien.

 

Au lieu de cela, nous avons des organismes de formation, dont tout le monde suspecte le côté "pompe à fric" pour les syndicats, qui sont elles-mêmes sous pression pour faire du chiffre, qui passent un temps considérable en paperasse, et qui sont asphyxiées par leurs charges. Et je suis à peu près sûr que bon nombre d'entre  elles sont à la limite de la rentabilité.

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 07:04

Autrefois c'était plutôt rare dans les rencontres, aujourd'hui c'est vraiment monnaie courante de rencontrer des gens sans activité, sans motivation, qui bidouillent au black, qui créent leur faux emploi de psycho-naturo- magnétopathe... Bref la France n'a plus trop envie de travailler. J'ai cherché à recruter dernièrement un opérateur pour mettre des produits dans des cartons et un autre de technicien de maintenance. Ces annonces sur Pôle Emploi ont tout juste été vue plus de 300 fois. J'ai eu 7 CV, que j'ai tous convoqués, y compris en téléphonant. Un seul est venu en rendez vous. En revanche , les sociétés d'intérim qui proposent leurs services m'ont contacté en masse, y compris une agence d'intérim polonaise très attractive.

Il est vrai que lorsque les différences de salaires entre une personne active et une autre, inactive sont minces, il n'y a aucune raison de se lever le matin.

Pour ce qui est des salariés qui veulent bien venir travailler au SMIC ou un peu plus, je suis consterné de voir à quel point on leur met à présent des bâtons dans les roues avec le permis de conduire. L'un de mes salariés a eu un retrait pour une série de broutilles, ça fait plus de 6 mois que ça dure et il attend patiemment son "jugement"... comme un redoutable délinquant. Pour une autre cela fait deux ans qu'elle travaille son permis. Pas de chance, la dernière tentative n'a pas été la bonne, le prochain rendez vous est donc fixé à la fin de l'année et d'ici là c'est toujours son mari qui quotidiennement la conduit au travail. Le permis de ocnduire est devenu un scandale national, qui a des répercussions sur ceux qui veulent encore bien travailler. 

Pour ce qui me concerne, je me déplace souvent sur de longues distances, j'ai eu de multiples excéès de vitesse, malgré le GPS, malgré le régulateur de vitesse. Il suffit qu'un panneau soit masqué au moment de doubler un poids lourds et vous ignorez que la vitesse sur une deux fois quatre voie est passé de 110 à 90 puis à 70...c'est le jeu de nos élus et fonctionnaires de jouer à changer les vitesses, histoire d'être sûr de gagner au jackpot des radars. Impossible d'y échapper tôt ou tard. C'est une chance pour moi que les retraits de points (1 tous les milles kilomètres environ) ne me sont pas décomptés sur la voiture de société, sinon, il y a bien longtemps que je ne ferai plus aucun déplacement.

Il faut mettre un terme à cette folie des radars d'autant que la baisse des accidents mortels est ininterrompue depuis 30 ans de façon régulière grâce aux progrès sur les véhicules et non aux gendarmes qui se cachent dans les buissons... Mais allez expliquer cela à des énarques, nos plus mauvais conducteurs, ceux qui ne s'arrêtent que lorsqu'ils sont dans le mur.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 10:13

C'est un truc bizarre. Hier, était publié le montant du remboursement de la Dette de la France au 3e trimestre 2011 : 3,5 milliards d'euros. On nous a  bien expliqué ce que ça fait en pourçentage du PIB, La Direction du Trésor a bien communiqué sur ses perspectives de Trésorerie, mais il manque tout de même un élément : quand est-ce qu'on aura fini de payer ? Personne n'en parle. Hé bien, je vous livre ce petit calcul que je n'ai vu nulle part : 3,5 milliards pour un trimestre, ça fait en année pleine 14 milliards. Et donc pour rembourser 1688 milliards, il faudra 120 ans. Mort de rire ! comme disent les jeunes. Bon alors d'accord, vous allez me dire que ce n'est pas comme cela qu'il faut calculer. Sauf qu'à un moment donné, il faut bien fixer l'horizon. Un prêt immobilier d'un particulier peut bien se rembourser plus rapidement, on peut toujours se dire que les revenus du ménage vont augmenter au fil des années. Mais tout de même 120 ans, avec une incertitude sur quelques années, ça fixe bien le niveau des dégâts : il ne s'agit pas d'investissements en cours pour des route, des lycées, non . Ce remboursement concerne les dépenses passées : les départs en retraite des fonctionnaires, les 200 000 logements de fonction de fonctionnaires, les subventions passées à des associations qui n'existent plus, etc.

Bref, si je suis intimement convaincu que la force d'un pays tient aussi à l'efficacité de son administration, je me dis que nos hommes politiques de tous bords nous ont menés à la catastrophe et que visiblement en cette période électorale, le sujet de la dette, finalement, est trop peu débattu : comment allons nous faire ? Comment vont-ils faire ? Si je peux me permettre cette  idée : obligeons les élus à respecter quatre règles budgétaires pour commencer :

- aucune autorisation de déficit de l'Etat et des collectivités. Ce serait un minimum, pourquoi avoir le droit à 3% de déficit, une règle de surcroît largement outrepassée ?

- Aucune autorisation de recrutement de fonctionnaires tant que le budget de l'Etat n'est pas à l'équilibre.

- Aucune autorisation de subventions aux associations dans les collectivités locales et territoriales tant que l'équilibre budgétaire n'est pas atteint.

- Suppression de tous les jumelages dans les collectivités locales... c'est au moins une façon de commencer à apprendre à supprimer les dépenses inutiles.

Prendre des mesures radicales est évidemment provocateur, mais les chocs permettent de changer des comportements : pourquoi un aéroclub, un club de judo ou de basket  seraient-ils subventionné par les mairies ? Les loisirs doivent s'autofinancer par ceux qui en bénéficient. 

C'est vrai que ces mesures  provoqueraient un tollé, mais si on explique que nos enfants, nos petits-enfants, nos arrière-petits-enfants et nos arrière-arrière petits-enfants vont devoir payer toute leur vie les loisirs passés de nos parents, peut être que ça aiderait à expliquer ces règles de gestion. Je suis assez naïf pour croire à l'intelligence de la population.

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 06:23

Les statuts de ma société et l'ouverture de mon capital à des actionnaires m'obligent aujourd'hui à un effort de transparence sur l'activité et les comptes. Un exercice auquel il faut se livrer régulièrement. L'affaire qui touche donc - à nouveau -  le financement du Parti socialiste et apparemment un personnage clé Jean-Pierre Kucheida ne me laisse pas indifférent. En effet, le hasard de mon parcours fait qu'il y a au moins 25 ans, j'entendais parler, sous le manteau, de l'enrichissement de Jean-Pierre Kucheida. Beaucoup de ses proches connaissaient ses origines de professeur d'hisoire-géo dans un lycée local et son côté un peu parvenu. A l'époque, on disait que pour fêter le franchissement d'un seuil dans sa fortune personnelle, il avait emmené un très large groupe d'amis, peut être une centaine de personnes, faire la fête dans un voyage... en avion. Je crois que c'était au Canada. Il avait le droit après tout, sauf qu'on aurait pu penser que c'était difficile tout de même de s'enrichir démeusurément en politique.  Je ne m'intéressais pas au sujet.  Ce n'était qu'une rumeur, issue de gens qui le connaissaient certes, mais j'en entendais d'autres et je me garderai de confirmer des ragots qui peuvent à un moment ou un autre toucher n'importe qui, surtout depuis l'émergence d'internet. Reste cependant une question centrale. Si l'enquête préliminaire ouverte depuis neuf mois aboutit à la mise en examen de cet homme politique, alors je me poserai bien des questions : pourquoi avoir attendu des décennies pour sortir cette affaire ? Combien de milliers d'autres dossiers dorment ? Comment expliquer que jamais un juge n'ait su avant ? Pourquoi avoir laissé faire si longtemps ? etc, etc. Regulièrement, je m'étonne de la corruption dont j'entends parler en France. Evidemment j'ai d'autres chat à fouetter que de vérifier des informations qui se servent entre la poire et le fromage.

 

Je suis sûr de la bonne volonté initiale d'un Kucheida, entré en politique pour militer sur des convictions fortes. Le problème est que les hommes politiques considèrent leur fonction non comme un service ponctuel rendu à la société mais comme une carrière, avec, dès lors, un clientélisme inévitable. Raison de plus pour n'accorder qu'un seul mandat dans une fonction politique donnée, quitte à ce que les hommes politiques expérimentent des postes différents les uns à la suite des autres. Ce serait une mesure salutaire pour embourser la Dette, et donc améliorer le sort des PME.

Il faut, à mon sens, être indulgent sur les abus de position dominante des hommes de pouvoir car mener des enquêtes pour les ramener dans le droit chemin coûte excessivement cher et il faudrait en mener en permancence.  En revanche, il faut être intraitable sur le cumul des mandats et les mandats successifs. En politique plus qu'ailleurs, il faut absolument éviter les situations qui mènent à la corruption : c'est vrai dans le monde entier et c'est ce que réclament tous les citoyens, comme en Russie en ce moment avec Poutine.

Mais en attendant des réformes qui seront longues à venir, d'ores et déjà il faut demander aux élus, tous les élus , soit environs 500 000 personnes, et aux hauts fonctionnaires de publier chaque mois sur un blog leurs notes de frais et toutes les dépenses publiques qu'ils engagent. Cette transparence va changer beaucoup de choses. Que les volontaires commencent...

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 01:22

C'est vrai que la rupture conventionnelle a fait peu parler d'elle. J'ai entendu comme tout le monde que ce beau mécanisme allait réduire considérablement les contentieux aux Prud'hommes. Etant confronté à une demande de rupture conventionnelle par une collaboratrice "fatiguée", j'ai dû y regarder de plus près. En fait, la rupture conventionnelle, c'est l'institutionnalisation des abus. Car pourquoi un salarié demande-t-il ce mécanisme de rupture de contrat de travail ? Uniquement pour profiter des indemnités chômage. 

Par conséquent, nous passons d'un système inique dans lequel un salarié sur quatre menait son ex-employeur devant les Prud'hommes pour récupérer un petit quelque chose - et parfois le jackpot - à un système où l'ensemble des entreprises sont pénalisées à travers leur cotisation chômage. Cela en dit long sur la dégradation de notre société qui encourage la paresse, et de la compromission des syndicats patronaux...je suis désolé de le dire.

En effet, au-delà des belles paroles humanistes sur le progrès social, nos décideurs ont tout simplement transféré une charge qui pesait directement sur les entreprises - les Prud'hommes - vers la collectivité des cotisants. La vraie réforme est tout d'abord de supprimer un certain nombre de lois qui permettent aux salariés, la plupart du temps les moins bons et donc les plus coûteux, de se faire indemniser deux fois : une fois aux chômage, une fois par les Prud'hommes. Un salarié un peu astucieux peut réellement vivre très correctement à ne rien faire. La rupture conventionnelle réduit la deuxième indemnisation, mais crée des demandes nouvelles et envoie un signal à tous ceux qui travaillent dans une entreprise : c'est maintenant tellement simple de faire une petite pause indemnisée.

Il faut absolument revenir à des réalités concrètes : qu'est ce qu'un travail pour une entreprise ? c'est purement l'achat d'heures par un employeur qui a besoin de collaborateurs pour arriver à une production. Et donc, l'entreprise n'a pas à indemniser autre chose que des heures de travail. Si cette entreprise n'a plus besoin d'un collaborateur, elle doit pouvoir le remercier sine die. Pour amortir le choc, les politiques ont institué un mécanisme d'indemnités chômage. Avec la rupture conventionnelle, c'est un peu l'institutionnalisation d'un système non pas d'alternance de travail-chômage que l'on a mis en place, mais un système d'alternance travail-pause, laissé au bon vouloir de chaque salarié.

L'une des réponses, pour éviter les abus, est de laisser à un salarié - surtout les cadres - un maximum de 4 mois pour se remettre au travail. Aujourd'hui,  les indemnités chômage restent - et j'en fais l'expérience - plus attractives que le travail. 

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