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  • : Entreprendre en France est une galère
  • : J'ai créé mon entreprise avec très peu de moyens voici 6 ans. Aujourd'hui, elle progresse régulièrement mais modestement en raison des barrières invraisemblables que l'on met en France aux entreprises. Je passe un temps considérable à gérer des problèmes liés au fait que la création d'entreprise en France, contrairement aux beaux discours quotidiens, n'est pas la bienvenue.
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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 18:56

Houla ! Ce la fait très longtemps que je n'ai plus rien publié. J'ai une - modeste - excuse : mon entreprise prend de l'ampleur.  C'est un travail énorme. Beaucop de stress, mais finalement je ne suis pas trop loin de mes pronostics, même si rien n'est gagné. Parmi les grandes réformes économiques dont j'avais initié la présentation en affirmant qu'il fallait mettre un terme au cumul des mandats, une deuxième concerne à nouveau nos chers hommes politiques: il s'agit de ne plus accepter le renouvellement des mandats. Les socialistes seraient prêts à limiter à trois le nombre de mandats, mais même un si faible effort n'est pas crédible. Ce sont essentiellement les "vieux" qui font ce genre de proposition... Ils ne sont plus trop concernés.

En quoi cette réforme serait-elle économique ? Tout simplement parce que la politique est d'abord un service et non une carrière. Servir, cela signifie prendre les décisions utiles pour la majorité de nos concitoyens. Dès l'instant où un homme politique est élu, aujourd'hui la loi lui laisse  envisager une carrière politique. S'il commence à bien gagner sa vie avec la politique, il adopte un mode de vie conforme à son nouveau niveau de revenu. Et donc sa motivation à être réélu devient, au fil des années, de plus en plus forte. Prenons un cas classique : un enseignant devient député. Même sans se laisser griser par le pouvoir, son nouveau revenu change son mode de vie. Il va voir son banquier pour emprunter pour une maison plus grande,il engage des dépenses plus importantes pour sa cellule familiale et de fil en aiguille se retrouve facilement endetté auprès de son bnaquier qui lui déroulera le tapis rouge. Ce n'est d'ailleurs pas le guichet du coin qui va lui accorder son prêt. Ainsi, comme pour tout ménage, l'homme politique a des remboursements. A l'approche des élections il sent bien ce qu'il peut perdre en confort de vie et voit les problèmes personnels grossir en cas de non réelection. Donc, mécaniquement et de façon intéressée, il ne va jamais vouloir abandonner son poste. 

Pour être réélu, notre député va être amené à rester "en contact avec la population" . En clair, il est important pour lui de ne pas trop passer de temps à l'Assemblée nationale et surtout de faire plaisir à ses électeurs : subventions par ci, intervention par là, inaugurations, participations à des réunions locales d'associations inutiles... Bref, nous ne sommes plus du tout dans l'intéret général. 

Très rapidement, un député fait naturellement des compromis, des dépenses qu'il sait lui-mêmessans intérêt, et dont il se convainc qu'elles peuvent rendre service...surtout à lui. Ces petits compromis, aboutissent au niveau national à l'endettement que l'on connaît. C'est aussi simple que cela.

Dans une entreprise, un patron ne peut laisser filer les moindres dépenses et par exemple, il lui faut surveiller de près les notes de frais car c'est souvent par là que les uns et les autres se lâchent le plus facilement. Les dépenses inutiles peuvent en quelques années plomber une entreprise et la faire disparaître. Alors que dire de responsables politiques qui n'ont quasiment aucun compte à rendre. Qui peut imaginer un instant que les quelques 500 000 élus français ne participent pas, peu ou prou, aux dérapages qui minent notre économie ?

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 03:32

Au moment où toute la classe politique affute ses armes dans la perspective du combat présidentiel, on ne peut qu'être surpris par l'indigence des projets. Et surtout, une fois de plus, nous assistons impuissants à ces grands shows médiatiques, des responsables politiques, toujours les mêmes, qui disent toujours les mêmes évidences :" il faut plus de justice sociale", il n'y a qu'à ci, il faut ça... des généralités la plupart du temps ou des réactions à chaud sur des événements pour plaire aux journalistes qui n'ont aucune question à poser. Bref, je ne compreds pas de quoi me parlent les hommes politiques à la télé.

Une modeste expérience de conseiller municipal m'a permis de constater que les hommes politiques étaient la plupart du temps ignorants des réalités. Ce n'est pas une critique, nous sommes tous à un moment donné incompétents. Le tout est de travailler pour acquérir des compétences. Deuxième point, j'ai la conviction qu'il ne faut pas beaucoup de réformes pour changer complètement le pays. Il suffit de se pencher sur quelques vrais dossiers. Donc voici les dix réformes économiques sur lesquels à mon sens il faut réellement changer pour faire chuter le niveau de chômage et aboutir au plein emploi que les responsables politiques affichent comme objectif, à droite et à gauche.

1 - Supprimer tous les cumuls de mandats.

J'ai vu à une échelon modeste de conseiller municipal à quel point les professionnels de la politique que je cotoyais se montraient âpre à défendre leur place et à améliorer peu à peu leurs fins de mois. Au début évidemment un nouvel élu croit à ce qu'il dit. mais très rapidement vient le temps où il commence à profiter de sa situation. Je pense par exemple - ce n'est qu'un exemple - à Dominique Voynet, sénatrice et maire de Montreuil. Récemment on me signalait l'avoir vue régler sa note d'hôtel dans le plus beau palace de Marakech où se déroulait un quelconque colloque. Tant mieux si des gens peuvent fréquenter les palaces. J'espère simplement qu'elle payait de sa poche. Mais on commence à entrevoir le décalage entre la militante écologiste des débuts et la sénatrice confortablement installée sous les ors du palais du Luxembourg. Impossible qu'un élu de son niveau puisse éluder la question de son mode de vie. Forcément à un moment de son parcours politique, cette question surgit : est ce que cela va durer ? la politique, c'est aussi le luxe, et le luxe est bien agréable.

Une maladie française fait que 90% de nos députés ont au moins un deuxième job. Contrairement à ce que prétendent les hommes politiques, ce n'est pas pour "rester au contact du terrain" mais bel et bien pour arrondir les fins de mois. Car à un moment donné, il n'y en a jamais assez et il y a la crainte que tout cela se termine...donc les élus cherchent à prendre leurs précautions : si je perds le poste de député, je garde celui de vice président du conseil général, etc... Dans le cas de Dominique Voynet , elle est aussi maire de Montreuil : mais comment peut-elle faire pour à la fois passer des journées à travailler par exemple sur les problèmes de sécurité dans sa ville, intervenir "sur le terrain", et en même temps faire partie des 348 sénateurs qui réfléchissent à modifier les lois pour 66 millions de Français. Quelle considération a-t-elle réellement pour son travail législatif ?

Le problème supplémentaire, c'est que les élus passent énormément de temps en représentation - en touchant au passage souvent des primes de participation à des manifestation et pas seulement des remboursement de frais -  et qu'il en reste relativement peu pour se former, approfondir des sujets et réfléchir. La représentation, ce n'est pourtant pas ce qu'on leur demande : nous avons besoin de lois, pas de députés qui posent des gerbes devant les monuments aux morts.

Une élection législative coûte 80 millions d'euros. Les élus sont d'origine très diverses : pharmaciens, médecins, agriculteurs, employés, enseignants trop souvent, avocats, donc a priori les nouveaux élus sont tous incompétents sur la plupart des sujets et devraient avoir l'obligation de passer la plupart de leurs journées dans les bibliothèques universitaires pour se former. 

Malheureusement, ils ne font rien de tout cela, ce qui aboutit au résultat consternant que nous avons toujours  des comportements idélologiques, des élus parlent d'une voix unique, celle de leur parti.

La situation de la France de ce point de vue fait exception dans le monde : aucun sénateur américain n'exerce en même temps un autre métier. Il se consacre à temps plein à son activité de législateur, et c'est bien le minimum qu'on puisse exiger de lui.

La conséquence du cumul des mandats est toute simple : les lois françaises ne sont pas étudiées sérieusement et les réformes prennent des décennies à voir le jour. Et si une loi va dans le mauvais sens, il ne faut pas espérer voir les députés rectifier le tir avant au moins une génération.

Le chômage en France n'est pas une fatalité. Il y a des réformes qui peuvent modifier la donne. Mais la première chose à faire, est d'abord de travailler sur le sujet. Ce que ne font pas nos députés dilettantes.

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 03:22

C'est un détail qui a échappé à tout commentaire, mais les banques qui depuis quelques mois se targuent d'avoir redressé leurs comptes n'ont pas soldé tout leur passif. Pressées qu'elles étaient de renouer avec les bonus, donc avec la spéculation, elles ont simplement omis de comptabiliser les 740 000 chômeurs supplémentaires dont elles sont responsables en France entre mi 2007 et fin 2010.

L'Etat est très inventif pour imaginer des impôts nouveaux, mais là, rien. C'est le schéma classique qui prévaut : les entreprises paient les chômeurs, donc les salariés - ils n'en sont pas conscients - paient le surcoût de la crise. Est-ce que quelqu'un proteste ? Non. Est-ce qu'un seul banquier a été en prison ? Non, à part Madoff. Pourtant la planète entière est prête à s'émouvoir pour un banquier du FMI qui a fait souffrir et effrayé quelques minutes une jeune femme, sans doute l'a-t-il traumatisée, et il risque pour cela 74 ans ans de prison. Pour les dizaines de banquiers qui ont fait souffrir 740 000 individus et qui ont mis à mal 740 000 ménages en France pour des mois voire des années : rien. Les entreprises, si peu aidées par les banques, sont priées de payer l'addition.

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 02:33

Hier, la Chambre de Commerce et d'Industrie m'appelait pour me proposer un nouveau service d'aide à l'emploi de secrétaire à temps partagé. J'ai rapidement éconduit la charmante chargée de mission en CDD en lui expliquant que le meilleur service que peuvent rendre les CCI c'est de voter leur suppression. Les CCI et autres organismes consulaires , Chambres de Métiers et Chambre d'Agriculture, constituent des boulets pour les entreprises. En effet on pouvait concevoir à une époque que les CCI apportaient une information aux entreprises. Mais aujourd'hui, n'importe quel moteur de recherche sur internet apporte de bien meilleurs produits pour un tarif dérisoire. La chargée de mission elle-même admettait que mon discours était celui de bon nombre de chefs d'entreprises qu'elle appelait...de quoi dissuader les CCI de sortir de leur coquille.

Soutenir que les CCI aident les créateurs d'entreprise ou les PME en les conseillant est une vision plutôt idyllique. Certes des citoyens un peu démunis auront le réflexe d'aller à la CCI pour y rechercher des conseils pour entreprendre. Donc effectivement, un accompagnement des créateurs est bien nécessaire. Mais la complexité est telle aujourd'hui qu'un chef d'entreprise qui se lance mérite mieux qu'une heure passée avec un conseiller consulaire qui n'a probablement jamais eu lui-même d'entreprise. Le véritable accompagnement d'un jeune chef d'entreprise doit être beaucoup plus significatif : il faut réunir autour du créateur, des conseilllers du Service des Impôts des Entreprises, des conseillers URSSAF et Malakoff, des conseillers en gestion, en droit, en propriété industrielle,etc. Un délinquant démuni a droit à un avocat d'office... Donc l'Etat sait payer quand il le veut et un chef d'entreprise qui va avoir le mérite de créer des emplois est lâché dans la nature. Le décalage entre les beaux discours sur la création d'entreprises et les aides réelles a de quoi rendre schizophrène. Tous les politiques, tous, se fichent des entreprises... Si ce n'est pour aller chercher chez eux "la faute inexcusable de l'employeur", l'enrichissement indû, la fraude et donc le redressement.

Les CCI s'intègrent dans ce paysage du mépris des entreprises et constituent un écran qui laisse imaginer qu'elles sont là pour le soutien aux entreprises...Bref pour laisser croire que tout va bien. Les élus de chambre de Commerce - je connais cet univers puisque j'ai été modestement un des leurs - sont souvent les relais de cette propagande et les président de CCI sont des gens ravis d'avoir à la fin de leur carrière un bâton de Maréchal, gloire bien illusoire : les CCI ne pèsent rien.

Au contraire, elles qui devaient constituer le "guichet unique", belle invention paperassière, font aujourd'hui partie de ces barrières à franchir pour avancer. En effet lorsque l'on modifie administrativement son entreprise :  un déménagement, une augmentation de capital etc. Il faut un nouveau Kbis, la carte d'identité de l'entreprise que délivre le Greffe du Tribunal de Commerce. Et le CFE, Centre de Formalités des Entreprises, rattaché à la CCI,  est incontournable pour vous "aider" à diffuser auprès des organismes sociaux - URSSAF, Pôle Emploi et Impôts , vos nouvelles informations. Hé bien , j'ai essayé de me passer du CFE pour expédier directement les informations aux organises concernés et ainsi économiser quelques centaines d'euros : c'est parfaitement vain. Tant que l'on n'a pas payé à la CCI, les organismes sociaux et d'Etat ne prennent pas en compte vos courriers recommandés. Voilà un bel exemple de parasitage. Là aussi je connais un peu les CFE car, au cours de ma carrière, j'ai travaillé brièvement en Chambre de Commerce et j'en ai eu un sous ma responsabilité. Je connais donc les CCI en tant qu'ancien salarié et en tant qu'ancien élu.

Il faut supprimer les Chambres de Commerce. Elles alourdissent silencieusement la charge sur les entrepreneurs. Il ne s'agit pas de remettre en cause les talents qui s'y exercent et qui s'exerceraient mieux ailleurs, mais bien de remettre à plat une tranche d'imposition supplémentaire et de revoir complètement le mode d'accompagnement des entreprises, lequel ne peut venir d'autres organismes que les administrations elles-mêmes. 

En France, rien n'est jamais grave. Donc si les CCI sont là et pèsent sur les entreprises, ce n'est pas grave. Le seul problème c'est que tous les organismes qui se nourrissent des entreprises empêchent la résolution du problème du chômage dans ce pays. Trois ans après le déclenchement de la crise des subprimes, la France a eu droit à 740 000 chômeurs supplémentaires, le gouvernement se félicite de voir que la montée du chômage est enrayée et qu'il y a même un légère baisse du chômage de 50 000 personnes depuis le début de l'année. On est encore loin de revenir à la situation antérieure, laquelle, elle-même, n'était pas brillante.

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 08:13

Il est toujours un peu facile de jeter l'anathème sur une profession. Mais la récente publication d'un manifeste contre les notaires(1) rappelle fort justement que cette institution à laquelle on voudrait nous faire croire que les Français sont attachés est un lieu propice à la corruption, aux conflits d'intérêts, au népotisme, au mensonge, au verrouillage d'une économie française qu'elle appauvrit. 

Malgré le titre sulfureux de l'ouvrage récent  "Manifeste contre les Notaires", je ne peux qu'abonder dans le sens des conclusions. A titre personnel, j'ai eu plusieurs fois dans ma vie l'occasion de "passer" devant le notaire. J'ai vu l'incompétence d'un notaire sur mon bail commercial dont j'évalue les dégâts à plus de 100 000 euros sur une dizaine d'années. Une deuxième fois j'ai été pénalisé par cette même incompéence dans l'achat d'un logement à Paris : coût environ 10 000 euros. Dans cette opération, j'ai pu voir un affairiste tenter de me vendre un appertement dont j'avais besoin, alors qu' il n'en était pas encore propriétaire...Ce logement provenait d'un décès d'une personne âgée seule : visiblement le notaire semblait très (trop) bien connaître le dossier de ce décès, ce qui m'a plongé dans un abîme de perplexité en me laissant avec cette question : jusqu'où vont les pouvoirs du notaire pour gérer les biens immobiliers des gens qui meurent seuls ? Qui peut contrôler quoi dans ces opérations à l'abri des regards ? Enfin, j'ai eu l'occasion pour la succession de mon père de voir, depuis six ans qu'une erreur dans l'acte n'était toujours pas rectifiée....bien après l'encaissement des frais. Vous l'avez compris, je n'ai pas beaucoup de compassion pour cette profession la mieux rémunérée de France. A la limite, je ne leur reprocherais pas de gagner des fortunes : 200 à 300 000 euros par an. A la limite, je ne leur reprocherais pas leur  incompétence : beaucoup d"experts" le sont. En revanche , ce qui parait capital pour notre pays ce sont les blocages de l'économie qu'ils génèrent. 

Les notaires traitent chaque année 600 milliards de capitaux, tout en laissant croire que leur activité immobilière est quasi anecdotique (4% officiellement). Un couple qui divorce va voir la vente de ses biens immobiliers enregistrée par les notaires au titre des "actes de famille".  Ce classement des activités notariales n'est pas qu'un subtil distinguo. Il sert à masquer le fait que 70% des produits des actes portent sur le droit immobilier et 8% sur le droit des affaires.  

Mais pourquoi donc les notaires bloqueraient-ils l'économie ?

La première raison tient au fait que les actes sont proportionnels au montant des émoluments des notaires.  C'est une source incontestable d'inflation et de coûts élevés pour les clients : n'oublions pas que l'on parle de 600 milliards de capitaux traités par an. Cette situation a été dénoncé en son temps par Raymond Barre, plus récemment par Jacques Attali dans son rapport "pour la libération de la croissance française"...tout le monde s'en fout. Le deuxième point tient au nombre limité de notaires - une caste de 8700 individus - alors que la demande est croissante dans les besoins de services notariés. Inutile d'espérer être servis demain matin par votre notaire... Il vous faudra beaucoup de patience. Enfin, les notaires se défendent essentiellement par l'idée répandue de l"acte authentique" dont ils seraient les indispensables dépositaires. Pur bluff. Le Code du Commerce de 1807 rendait le recours au notaire obligatoire pour la constitution des sociétés. Aujourd'hui, fort heureusement ce verrou corporatiste est levé. Mais on imagine volontiers l'énergie, le coût et le temps perdu que ce dispositif représenterait dans l'économie s'il fallait encore en passer par un notaire pour constituer une entreprise. Hé bien, on peut dire que globalement c'est toujours ce qui se passe dans l'immobilier qui reste au coeur de la création d'usines, d'ateliers et de bureaux. Supprimons les notaires, ils ne manqueront pas aux entrepreneurs.

 

 

(1) Collectif NonTaire. Manifeste contre les notaires. Ed max Milo.286p. mars 2011

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 08:35

Les commentaires sur les conséquences de Fukushima pour le nucléaire civil n'en sont qu'à leurs débuts. On va nous ré-expliquer en long et en large les avantages et inconvénients du charbon, du solaire, on va re-faire les bilans CO² des différentes sources d'énergie, on va mettre en parallèle les décès dans les mines de charbon et par radioactivité, etc. Bref nous n'avons pas fini de nous faire ré-expliquer les bienfaits et méfaits des potitiques énergétiques. Il y a un point cependant qui va changer complètement et que curieusement personne n'évoque aujourd'hui. Il va pourtant bouleverser la dépense publique : il s'agit du nucléaire militaire.

En effet, avec Fukushima, nous avons pu découvrir avec stupéfaction comment le "nuage", en réalité la masse d'air, radioactif, au départ de Fukushima a progressivement envahi la planète. Une ministre bien intentionnée et de formation scientifique, il y a quelques semaines, expliquait doctement que les masses d'air du fait des alizées ne toucheraient qu'une hémisphère. En gros, le nuage ne devait pas traverser l'équateur. Il n'en a rien été. C'est assez intéressant de voir l'incompétence d'un ministre : nous acquérons tous simultanément une nouvelle connaissance sur les mouvements d'air radioactif et plus généralement sur les mouvements d'air tout simplement. Toute la planète est touchée et continue de l'être : l'air que nous respirons a été respiré par des Japonais, par des Américains, des Africains, des Indiens... Il en va de la météo comme des échanges, nous découvrons collectivement la "mondialisation" de l'atmosphère ! Ces cartes quasiment inconnues de tous sont maintenant épluchées par les internautes comme celle de la radioactivité. Nous pouvons suivre l'évolution de la radioactivité de l'iode 131 ou du césium 137 que seuls les spécialistes connaissaient il y a seulement un mois sur http://criter.irsn.fr/exercice/acteur/#anAnchor. Je remarque à cette occasion que la radioactivité liée à l'iode à augmenté ces derniers jours dans ma petite commune.

Le phénomène est inquiétant, mais il est très probable que les ingénieurs du nucléaire finissent par trouver les mesures adéquates pour vaincre Fukushima. Un point extrêmement encourageant est cet article du dernier numéro de La Recherche (n° 451, avril 2011) qui présente les découvertes faites pour colmater des fuites sous-marines de pétrole. Un an après l'angoissante marée noire dans le golfe du Mexique, on peut dire que le problème rencontré par 1500m de fond d'une fuite de pétrole à la vitesse de 3.7mètres/seconde serait résolu aujourd'hui en quelques jours sinon quelques heures grâce aux découvertes récentes d'un physicien sur la viscosité.

L'humanité progresse aussi par essais - erreurs. Mais pour le nucléaire, le problème est plus large et une question très simple va peu à peu émerger : "et en cas de guerre nucléaire ?" La réponse tombe brutalement : une bombe nucléaire expédiée depuis l'Iran - par exemple - par le dictateur Amadhinejad, relâcherait des poussières radioactives qui en quelques jours reviendraient en Iran. Donc, même le plus illuminé des dirigeants ne pourra plus "vendre" à son peuple l'diée d'une vengeance ou d'une guerre sainte puisque tout le monde va savoir un peu à la fois que la planète entière sera systématiquement victime de la moindre attaque nucléaire. Mais l'affirmation vaut pour tous les pays disposant de l'amre nucléaire : une bombe nucléaire expédiée depuis la France en représailles à une attaque nucléaire n'a plus aucun sens, plus aucune légitimité : on peut être certain que la radioactivité relâchée chez l'ennemi nous reviendrait en quelques jours. 

Il est peu probable que les tenants de la dissuasion nucléaire, qui dévorent des budgets scientifiques substantiels, apprécient cet argumentaire. Mais c'est un fait : personne ne peut plus - avec les meilleurs motifs - lancer d'attaque nucléaire sous prétexte de défendre un pays. Pire encore : les quantités astronomiques d'armes nucléaires laissent pantois : la France, qui en a fabriqué quelques centaines, dispose donc au moins de la puissance de nuisance planétaire de quelques centaines de Fukushima. Autant dire que l'on peut stopper immédiatement toute activité de ce côté et investir autrement l'argent des bombes pour améliorer l'économie française.

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 09:07

Alors que les entreprises doivent se montrer très réactives pour survivre, la justice en France semble être sur une autre planète. Début mai 2010, pour une facture remontant à 2009, nous avons demandé une injonction de payer auprès d'unTribunal d'Instance à l'encontre d'une association. Nous avons fini par obtenir une réponse favorable en octobre 2010 soit 6 mois plus tard. le dossier était composé d'une facture, de relances et d'accusé de réception de recommandés. Bref, pas de quoi fouetter un chat, ni y passer 3 jours. Il n'y a eu aucune contestation de la part du client.

Mais évidemment ce n'est que le début de la procédure pour récupérer notre créance. Ensuite, il faut chercher un huissier proche géographiquement du client pour faire lui parvenir la notification du jugement. Ensuite, il faut retourner vers le juge pour demander le titre exécutoire qui n'est toujours pas venu. Une fois que nous l'aurons, s'il arrive, il faudra repasser par l'huissier pour récupérer 1000 euros... Bref. C'est beaucoup de temps pour finalement laisser tout le loisir à une association de disparaître. Je ne crois pas un seul instant que la justice soit débordée. Je crois surtout qu'elle fonctionne sans véritable objectif d'efficacité, sans aucun management, sans motivation.

Il serait grand temps de développer une justice privée en France. Elle existe déjà sous forme d'arbitrage dans les procédures internationales. Personne ne s'en plaint. Tout le monde y gagnerait à la généraliser. Cela ne changerait strictement rien à la qualité des jugements. Le principe est simple : on demande aux deux parties si elles sont d'accord pour faire appel à un "arbitre", souvent un ancien magistrat. En cas d'accord des deux parties , elles s'en remettent à sa décision finale. Le coût est moins élevé que dans les procédures classiques et surtout les délais de jugement beaucoup plus rapides.

Dans le même esprit, il serait grand temps que l'on mette fin à ces plaidoiries inutiles que les juges éccoutent sans prendre de note, d'une oreille distraite, les unes à la suite des autres dans les prétoires : la plupart du temps, les conclusions des avocats par internet, et quelques échanges par mails suffiraient amplement. Tout le monde y gagnerait, et surtout le justiciable qui verrait ses factures d'honoraires baisser substanciellement. 

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 05:51

Inquiétant pour tous les chefs d'entreprise qui décrochent parfois difficilement un prêt bancaire pour financer son activité. Oseo intervient maintenant systématiquement dans ces prêts d'entreprise, sans même que le chef d'entreprise ait à le demander puisque sa banque négocie directement avec Oseo. Le chef d'entreprise, de son côté, qui soupire de soulagement en décrochant son prêt, écoute le discours rassurant de son banquier qui lui explique qu'Oseo garantit son prêt en cas de difficultés ou de dépôt de bilan.

Ce n'est pas rien quand on demande au chef d'entreprise de se porter caution personnelle et solidaire pour ses emprunts d'entreprise. Une fois le ou les prêts obtenus, Oseo Garantie prélève chaque mois son dû, rappelant ainsi que quelque part, l'employeur est protégé. Et si la réalité était différente ? Ce site http://www.oseo-banques-arnaque.fr/ qui fait état de nombreux litiges - et drames - après des dépôts de bilan, semble montrer qu'Oseo ne garantit rien du tout.

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 07:34

Vu de ma petite entreprise (que j'introduis bientôt en bourse), chaque jour qui passe m'indique que la mondialisation est un fait, même si je suis confiné dans une petite zone industrielle : il y a quelques semaines, c'était un armateur du côté de Mayotte, désespéré, qui venait de se faire dérober 7 bateaux par des pirates Somaliens - 3 morts et une dizaine d'otages - un fait divers atrocement banal qui n'a même pas fait quelques lignes dans la presse occidentale. Mais du chiffre d'affaires probable en moins pour nous. Et puis ce séisme au Japon, je crains bien que les clients de mes clients n'abandonnent du chiffre d'affaires à destination de ce pays. Hormis l'aspect émotionnel - et l'effarement sur notre misérable condition humaine -  plus rien de ce qui se passe sur la planète ne peut me laisser indifférent dans mon activité. Le lien avec le monde est direct pour n'importe quelle entreprise industrielle, jusqu'à la plus petite comme la mienne.

Avec les pays arabes en pleine révolution, la réflexion mérite d'être poussée plus loin. Tout le monde sait peu ou prou que les dictaturres arabes ont nourri les démocraties. On nous a présenté les beaux contrats d'armements comme le summum des affaires. Ce qui valait bien quelques sacrifices à la morale extérieure - les dictatures et les tortures - et à la morale intérieure - le financement des partis politiques français.

Aujourd'hui, le tableau se présente différemment. Les détournements de fonds de Ben ali, Moubarak et plus encore du fou lybien, Kadafi, témoignent des conséquences impressionnantes sur le développement de ces pays. On soupçonne Kadafi d'avoir détourné, grâce au pétrole, plus de 90 milliards de dollars. Deux fois la fortune de Bill Gates. A côté, Ben Ali fait figure de gamin. 90 milliards pour une population lybienne de 6 millions d'habitants, cela équivaut à l'échelle de la France à 750 milliards d'euros environ. Imaginons un instant un détournement de 750 milliards en France ou l'injection massive de 750 milliards, brusquement, dans l'économie. C'est proche en France des besoins de financement annuel des entreprises. Il ne faut pas avoir fait la London School of Economics comme le fils héritier de Kadafi, pour comprendre la dynamique qui pourrait s'ensuivre. 

On comprend dès lors très vite que le sous-développement de la Tunisie, de l'Egypte, de la Lybie a des explications différentes des théories habituelles sur la stabilité de la dépense publique, ou l'absence de réforme agraire  : c'est l'absence de culture économique de nos politiques. Le lien est très simple : moins de dictateurs, c'est moins de détournements colossaux, plus d'argent dans l'économie, plus de développement, moins d'immigrés non choisis en France, moins de chômage en France, plus d'activité en France, plus d'exportations françaises. Peut être les chefs d'entreprises devraient moins laisser le champ du lobbying politique aux fabricants d'armes en France, lesquels ne représentent au final pas grand chose : le sort des Français s'est -il réellement transformé depuis que les livraisons d'armes françaises ont repris voici 6 ans en Lybie ? Saura-t-on un jour ce que nous avons perdu en termes d'emplois en France en soutenant Kadafi pendant 40 ans ?

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 07:09

Le RSI - Régime social des Indépendants - est l'organe bien connu des entrepreneurs qui est l'équivalent pour eux de l'URSSAF. D'ailleurs le RSI est tout bonnement un nom un peu différent de l'URSSAF, mais il est complètement dépendant des URSSAF : même monopole, même fonctionnement implacable, mêmes errements.

Le RSI dispose aujourd'hui d'un petit trésor de guerre de 11 milliards d'euros de réserve. C'est le fruit du travail des "petits patrons" qui est prélevé pour payer leur retraite. L'absurdité de la situation est que le RSI n'hésite pas à mettre une pression phénoménale sur des entrepreneurs dès  qu'ils sont en difficulté pour pomper l'argent qui peut encore l'être. Ainsi, au moment où un patron voit son affaire plonger, le RSI lui appuie la tête. Le comportement le plus anti-économique est non seulement la règle pour le RSI, mais le plus surprenant est qu'il ne vient à l'idée de personne de toucher au RSI : si vous avez du retard dans le règlement d'un loyer, dans le paiement de votre assurance, vous recevez des relances et vous pouvez éventuellement discuter avec votre créancier. Avec les URSSAF et son épigone le RSI : que nenni! Les envois de courriers recommandés, de mise en demeure, de derniers avis avant huissier se succèdent à des échéances très rapprochées. Bref, l'idée est de mettre la pression maximale sur l'entrepreneur sans se poser la moindre question sur l'utilité de l'entrepreneur ou de la pérennité de son entreprise, de ses difficultés temporaires - comme dans la plupart des entreprises à un moment de leur existence - et de la façon de trouver des solutions pour remonter la pente.

Il y a au moins une action que devraient exiger les employeurs, c'est l'utilisation des placements du RSI en faveur de l'économie des petites entreprises. Ce n'est un secret pour personne que les petites entreprises ont des difficultés parfois insurmontables pour trouver des financements. Alors, les 11 milliards, il faut les utiliser pour les réinjecter dans l'économie des petites entreprises qui ont constitué ce pactole et qui doivent donc en bénéficier. Ce serait ainsi un moyen plus intelligent pour le RSI de remettre sur pied un cotisant en difficulté, car les difficultés démarrent souvent d'un manque d'investissement. Plus encore, ce serait le moyen d'aider les petites entreprises à se développer et donc à cotiser davantage.

Actuellement le RSI place 30% de ses réserves en actions, 45% en obligations et 14% en produits monétaires. Rien, pas un centime chez les petits patrons, ses cotisants. Les employeurs doivent exiger que ces sommes soient placées en investissements dans leurs propres affaires. Il faut rendre à César ce qui est à César. Et aux employeurs, le fruit de leurs efforts.

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Published by Zoïle - dans économie
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