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  • : Entreprendre en France est une galère
  • : J'ai créé mon entreprise avec très peu de moyens voici 6 ans. Aujourd'hui, elle progresse régulièrement mais modestement en raison des barrières invraisemblables que l'on met en France aux entreprises. Je passe un temps considérable à gérer des problèmes liés au fait que la création d'entreprise en France, contrairement aux beaux discours quotidiens, n'est pas la bienvenue.
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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 05:51

Inquiétant pour tous les chefs d'entreprise qui décrochent parfois difficilement un prêt bancaire pour financer son activité. Oseo intervient maintenant systématiquement dans ces prêts d'entreprise, sans même que le chef d'entreprise ait à le demander puisque sa banque négocie directement avec Oseo. Le chef d'entreprise, de son côté, qui soupire de soulagement en décrochant son prêt, écoute le discours rassurant de son banquier qui lui explique qu'Oseo garantit son prêt en cas de difficultés ou de dépôt de bilan.

Ce n'est pas rien quand on demande au chef d'entreprise de se porter caution personnelle et solidaire pour ses emprunts d'entreprise. Une fois le ou les prêts obtenus, Oseo Garantie prélève chaque mois son dû, rappelant ainsi que quelque part, l'employeur est protégé. Et si la réalité était différente ? Ce site http://www.oseo-banques-arnaque.fr/ qui fait état de nombreux litiges - et drames - après des dépôts de bilan, semble montrer qu'Oseo ne garantit rien du tout.

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Published by Zoïle - dans banques
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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 05:18
Une nouvelle fois, c'est le grand écart entre les propos queotidiens des banques qui nous assurent qu'elles n'y sont pour rien dans le déclenchement de la crise (c'est paraît-il un problème de "surplus de liquidités"), qu'elles aiemeraient bien prêter davantage aux PME, mais que finalement, les chefs d'entreprise ne les sollicitent pas beaucoup.
Voici en tout cas un exemple d'une réalité un peu différente. Nous avons sollicité un crédit bail pour acheter une Kangoo, pas une voiture de luxe, non une Kangoo, bas de gamme pour bosser. Au départ tout va bien, le commercial explique que c'est ok et qu'il suffit de rapporter les papiers pour débloquer un crédit bail rapide.
Et puis patatras, en fait non, notre entreprise n'ayant pas eu un bilan bénéficiaire l'année dernière, la DIAC n'ayant pas suffisamment de recul, etc. Hé bien pas de crédit.
Petit argumentaire développé à l'attention de Renault :
1 - la DIAC, organisme de crédit de Renault, comme le commercial de Renault qui nous a servi, ont eu leur emploi préservé grâce à la prime à la casse payée par le contribuable à partir de 2008 et pour visiblement quelques années ;
2 - sans cela Renault aurait été au fond du gouffre ;
3 - Renault pourrait donc au minimum avoir un peu de reconnaissance et quelques égard vis-à-vis des autres entreprises qui investissent pour l'avenir ;
4 - conclusion : ce n'est pas grave, nous allons appeler le Médiateur du Crédit

A partir de ce moment, la discussion a pris une autre tournure. Finalement le Crédit Bail avec Renault a pu être signé et nous avons désormais notre Kangoo pour travailler.  Pour Renault, la situation aurait été un peu gênante de voir une entreprise pour la première fois contester ses décisions d'accorder des crédits, et probablement créer un précédent.

J'imagne volontiers que beaucoup d'entreprises ne vont pas plus loin quand elles essuient un refus et se résignent. A tort.
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Published by Zoïle - dans banques
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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 05:03
En voulant augmenter le capital de la société, j'ai eu la fâcheuse surprise de voir que pour la banque c'était une "opération compliquée", qu'on "ne faisait pas cela comme ça"...et que bien sûr il fallait bloquer le capital le temps que la banque reçoive le nouvel extrait Kbis, césame administratif pour qu'une entreprise puisse justifier de son existence.  Après s'être un peu émus de ce comportement - surtout que la banque nous connaît maintenant comme une entreprise qui ne se laisse pas vraiment faire - la situation a été débloquée et tout à coup il n'a plus été question de bloquer le capital.
Ceci étant pour tout dire, il n'est pas nécessaire de passer par la banque pour augmenter le capital. Augmenter le compte courant d'associé puis procéder à un abandon de compte courant d'associé revient au même. Ainsi la banque n'est pas même dans le circuit et évite de bloquer la précieuse trésorerie de la société.

Mais alors pourquoi les banques ont elles encore ce réflexe de bloquer le capital, de créer un nouveau compte sur lequel la somme versée est bloquée plusieurs semaines... Réponse : il n'y a pas de petit profit. Un capital bloqué quelques jours rapporte. Et peu importe si le chef d'entreprise se désespère de ne pas pouvoir avancer dans ses projets.
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Published by Zoïle - dans banques
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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 05:26
Parmi les multiples freins à la croissance des entreprises, figure en bonne place le problème de trésorerie : les banques ont beau jeu de mettre la pression sur les entreprises dont le compte est à découvert en leur donnant des leçons de gestion. Le problème pourtant vient, pour une bonne part ,d'elles-mêmes.
On a l'impression en ce moment de découvrir que les entreprises sont victimes de multiples injustices comme la taxe professionnelle pour laquelle depuis des décennies tout le monde dit que c'est un impôt pénalisant pour l'activité, donc l'emploi ...et tout en soulignant que le problème numéro un c'est le chômage. Donc l'emploi. Donc des entreprises qui créent de l'emploi. Donc le problème des entreprises en bonne santé.
Dans la même lignée, un autre problème crucial est celui des délais de paiement pour lequel des efforts ont été fait, modestes par rapport à la Grande Bretagne où les délais de paiements des administrations ont été réduits à 10 jours. A force de résoudre petit à petit les questions financières des entreprises, on va finir par les laisser vivre.

Il y a encore un point - important parmi d'autres - qui freine l'activité au quotidien des sociétés :celui des dates de valeurs des banques.
Le problème va, peut être, être plus visible avec la réduction des délais de paiement. Pas sûr. en tout cas, les banques continuent de bien se servir grâce à ce système ingénieux qui leur permet de vendre de l'affacturage.
Et pourtant, ce système des dates de valeur est complètement injustifié : lorsque l'on retire de l'argent dans un distributeur, la banque sait parfaitement générer instantanément la transaction sur le compte de son client.

Notre banque prend généralement des délais de 2 à 3 jours de dates de valeur. Pour les billets à ordre, elle peut mettre quasiment 15 jours pour les faire apparaître sur le compte de la société. Ce n'est pas tout. Dans l'autre sens , lorsque l'on règle un fournisseur, la banque anticipe aussi.
Et donc au total, ce sont 5 à 6 jours qui sont récupérés par les banques, durant lesquels un fournisseur devrait avoir reçu son paiement. quand les paiements s'effectuaient avec les grandes surfaces à 90 jours ou 120 jours, ce n'était pas gênant. Mais avec des délais de 45 jours maxi, ça prend une autre tournure.

Impossible à changer, non. Déjà pour les particulier des banques sur internet pratiquent le "zéro" délai de paiement. dès qu'un chèque est à encaisser ou un virement  effectué, il n'y a plus aucune date de valeur. C'est le cas de Monabank.fr. Donc "yes we can". On peut le faire.

Les avantages ?
1 - on réinjecte des liquidités dans les entreprises...c'est une couche supplémentaire, qui accroit la vitalité du tissu économique avec plusieurs milliards d'euros. Environ 5 milliards pour les entreprises françaises du jour au lendemain.
2 - on retire des capacités financières aux banques . Dramatique en ce moment direz-vous ? Tout au contraire, elles continuent à utiliser l'argent qu'elles gagnent sur les dates de valeur pour irriguer leurs salles de marché d'un flux quotidien de centaines de millions d'euros, qu'elles jouent au casino, sans aucun changement  comme avant.
3 - si les banques gagnent un peu moins d'argent, cela ne changera rien dans leur métier de financeur de l'économie, cela changera un peu pour leurs salles de marché et pour les Jérôme Kerviel en service.
4 - Eventuellement, cela les mettra un peu plus sous le contrôle temporaire de l'Etat, ce qu'elles n'aiment pas vraiment.

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Published by François Ducrocq - dans banques
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