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  • : Entreprendre en France est une galère
  • : J'ai créé mon entreprise avec très peu de moyens voici 6 ans. Aujourd'hui, elle progresse régulièrement mais modestement en raison des barrières invraisemblables que l'on met en France aux entreprises. Je passe un temps considérable à gérer des problèmes liés au fait que la création d'entreprise en France, contrairement aux beaux discours quotidiens, n'est pas la bienvenue.
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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 03:46

Curieusement, il y a un secteur auquel aucun de nos 500 000 élus ne touche, c'est celui du syndicalisme : dans une opacité surprenante

- les Français entretiennent 14 000 fonctionnaires détachés au profit des syndicats rien que pour les administrations de l'Etat,

- les Français offrent 500 millions d'euros chaque année à la CGT d'EDF pour son Comité d'entreprise,

- nos très riches syndicats ne récoltent que 3% de leurs fonds par le biais des cotisations

- et ils ne représentent que 8% des salariés français avec une nettement plus faible représentation dans le secteur privé...

 

Et les Français ne comprennent pas pourquoi on bloque l'accès du travail le dimanche, contre l'avis d'une large majorité de nos concitoyens. Un jour - que l'on peut espérer proche - il faudra tout de même que nos élus se penchent sur la question.

 

Certes ils n'y sont pas prêts puisque le rapport Perruchot sur le financement syndical a été censuré. Une façon de se voiler la face... mais combien de temps cette position est-elle tenable ?

 

En dehors d'une transparence complète à apporter sur les noms et les salaires des personnes détachées de l'administration et qui doivent figurer clairement sur un site internet de l'Etat, en dehors d'une  publication de la totalité des aides apportées directement ou indirectement aux syndicats - la plus grande corporation de France -  il serait temps tout de même de tourner la page du communisme en France d'après guerre et de supprimer l'article 1 du Code du Travail qui stipule :

"Tout projet de réforme envisagé par le Gouvernement qui porte sur les relations individuelles et collectives du travail, l'emploi et la formation professionnelle et qui relève du champ de la négociation nationale et interprofessionnelle fait l'objet d'une concertation préalable avec les organisations syndicales de salariés et d'employeurs représentatives au niveau national et interprofessionnel en vue de l'ouverture éventuelle d'une telle négociation".

 

Ainsi, le parlement est exclu d'emblée de la mise en oeuvre de tout projet de loi. Seul le gouvernement peut proposer aux syndicats une évolution des relations sociales...ce dont il se garde bien.

 

Mais les députés font de même en défendant leur pré carré : oui les Français peuvent demander un référendum et proposer des lois, mais il leur faut recueillir 4,6 millions de signatures et l'aval de 10% de Sénateurs et Députés, lesquels auront de toutes façons l'occasion de se saisir du texte soutenu par les éventuels 4,6 milions de pétitionnaires : autant dire qu'aucun référendum d'initiative populaire ne verra le jour.

 

Ce blocage permanent de la démocratie en France est l'une des causes de son déclin.

 

Récemment la BBC en Angleterre, chaîne publique,  suite à divers scandales a décidé de publier les noms et rémunérations de tous ses collaborateurs. C'est un pas intéressant que nous devrions emboîter.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 05:35

Les journalistes en reportage sur des pseudo-manifestations sont habitués pour ne pas se couvrir de ridicule à ne photographier que le premier rang ou à interviewer à la télé l'organisteur uniquement. Ainsi le bon peuple croit toujours à l'importance de l'événement, sans bien comprendre que c'est le journaliste qui lui donne de l'importance.

Lorsqu'il s'agit de manifestations politiques comme celle de Jean-Luc Mélenchon pour récupérer le mécontentement des Français ce 1er décembre 2013, c'est plus choquant. Mélenchon annonce 100 000 manifestants, la préfecture 7000. Et donc les Français au journal de 20h imaginent que la vérité se situe entre les deux.

Hé bien, non. Il n'y a eu quasiment aucune image de foule pour cette manifestation, sauf BFM TV qui s'est osé à un panoramique. Et là surprise : on ne voit pas plus de 500 manifestants, 1000 tout au plus pendant le discours de Mélenchon. Incroyable manipulation.

Mélenchon est un bluffeur, on le savait déjà, mais là franchement chapeau ! Et pour la préfecture de police, on comprend qu'il s'agit de ne pas trop froisser le Parti de Monsieur Mélenchon... on ne sait jamais , il peut être utile. Et aucun journaliste ne va se risquer de diviser par 100 les chiffres de Mélenchon.

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 04:33

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25% des hommes en France ont un jour été voir une prostituée. C'est comme ça. Aucune loi ne pourra l'interdire.

Pourquoi aujourd'hui  cette loi pour réprimer la clientèle des prostituées ? Difficile de l'expliquer. La plupart des Français dans les sondages sont très majoritairement contre. Mais le gouvernement Hollande continue de vouloir absolument apporter ses lumières au peuple. Et au-delà, on peut très sincèrement s'interroger sur une Islamisation "douce" de la société française qu'il faut purifier. Ce n'est pas un hasard que ce soit Najat Vallaud Belkacem qui porte à bout de bras cette loi. Elle n'est pas seulement ministre français, elle exerce aussi des responsabilités au Maroc avec sa double nationalité et a besoin de soigner aussi son image dans ce pays.

 

On voit bien qu'à travers cette loi, les prostituées vont se trouver marginalisées. Un peu plus. Personnellement j'ai un peu connu 2 prostituées, sans avoir été client - mais peu importe. L'une d'elle m'a un jour téléphoné pour me dire qu'elle arrêtait et qu'elle avait suffisamment économisé avec ce métier pour ouvrir un magasin de vêtement dans Paris. L'autre a ouvert également une entreprise et la dernière fois que je l'ai vue, elle avait une dizaine de salariés, à Paris également. Sans ce métier - l'une d'elle l'a fait parce qu'elle n'avait pas trouvé d'autre solution pour nourrir son enfant - elles n'auraient jamais pu trouver les fonds pour créer leur activité.

 

Aujourd'hui, on veut interdire aux clients de fréquenter ces femmes dont on nous explique qu'elles sont victimes de réseaux. Pitoyable. Qui peut croire un instant que la police, avec des moyens vidéos considérables, des "victimes" - les prostituées - identifiables à chaque instant, un suivi des factures de téléphones, etc. Qui peut croire qu'on laisserait 20 ou 30 000 femmes aux prises avec des proxénètes dont on ne voit jamais l'arrestation dans les journaux. Combien seraient ces proxénètes ? 1000 ? 5000 ? 10 000? Et jamais on serait capable d'en arrêter un seul ? Alors que les faits divers présentés au 20 h nous montrent que quand la police le veut, elle n'a pas l'air d'avoir trop de difficultés à arrêter les coupables.

 

La réalité, c'est que les réseaux de prostituées n'existent que dans l'imagination des auteurs de la loi. On parle de 90% de prostituées sous le joug de réseaux : tout le monde sait aujourd'hui que ce chiffre est une pure invention. Quand on retire ce motif légitime pour réprimer la prostitution, que reste -t-il ? Une moralisation, et plus encore une volonté sous-jacente de purification. On sait malheureusement ce que donnent les régimes politiques qui veulent purifier, de l'Allemagne des années 30 au Vietnam des années 80, ou plus encore en Chine communiste actuellement.

 

Mais il reste aussi autre chose : une interdiction d'entreprendre : c'est la première fois que la liberté d'entreprendre se heurte à une interdiction d'avoir des clients. Cette loi est anticonstitutionnelle et contre l'article 4 de la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789. Elle va à l'encontre de la jurisprudence et ne peut être que recalée au Conseil Constitutionnel. En effet  il ne faut pas être au sommet de la hiérarchie judiciaire pour le voir sur internet :

- la décision 89-254 DC du 4 juillet 1989, la décision 97-388, 98-401, 99-423, 2000-433 et bien d'autres encore rappellent le principe fondateur de la Révolution pour expliquer qu’il est loisible au législateur d'apporter des limitations à la liberté d'entreprendre, justifiées par l'intérêt général ou liées à des exigences constitutionnelles « à condition qu'il n'en résulte pas d'atteintes disproportionnées au regard de l'objectif poursuivi".  Or interdire à des clients d'acheter les services d'une entreprise, revient à interdire cette entreprise. Quand on légifère sur une activité, on l'encadre pour éviter les fraudes, les escroqueries etc. Dans le cas présent, on la rend tout simplement impossible.  C'est une loi hypocrite, qui ne dit pas ses objectifs. Une loi de pute. Donc il faut que cette loi interdise clairement la prostitution ou qu'elle disparaisse. Et le premier client qui recevra une amende de 1500 euros pourra aller se plaindre au Conseil Constitutionnel, ou aller jusqu'à la Cour Européenne de Justice.

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 07:04

Autrefois c'était plutôt rare dans les rencontres, aujourd'hui c'est vraiment monnaie courante de rencontrer des gens sans activité, sans motivation, qui bidouillent au black, qui créent leur faux emploi de psycho-naturo- magnétopathe... Bref la France n'a plus trop envie de travailler. J'ai cherché à recruter dernièrement un opérateur pour mettre des produits dans des cartons et un autre de technicien de maintenance. Ces annonces sur Pôle Emploi ont tout juste été vue plus de 300 fois. J'ai eu 7 CV, que j'ai tous convoqués, y compris en téléphonant. Un seul est venu en rendez vous. En revanche , les sociétés d'intérim qui proposent leurs services m'ont contacté en masse, y compris une agence d'intérim polonaise très attractive.

Il est vrai que lorsque les différences de salaires entre une personne active et une autre, inactive sont minces, il n'y a aucune raison de se lever le matin.

Pour ce qui est des salariés qui veulent bien venir travailler au SMIC ou un peu plus, je suis consterné de voir à quel point on leur met à présent des bâtons dans les roues avec le permis de conduire. L'un de mes salariés a eu un retrait pour une série de broutilles, ça fait plus de 6 mois que ça dure et il attend patiemment son "jugement"... comme un redoutable délinquant. Pour une autre cela fait deux ans qu'elle travaille son permis. Pas de chance, la dernière tentative n'a pas été la bonne, le prochain rendez vous est donc fixé à la fin de l'année et d'ici là c'est toujours son mari qui quotidiennement la conduit au travail. Le permis de ocnduire est devenu un scandale national, qui a des répercussions sur ceux qui veulent encore bien travailler. 

Pour ce qui me concerne, je me déplace souvent sur de longues distances, j'ai eu de multiples excéès de vitesse, malgré le GPS, malgré le régulateur de vitesse. Il suffit qu'un panneau soit masqué au moment de doubler un poids lourds et vous ignorez que la vitesse sur une deux fois quatre voie est passé de 110 à 90 puis à 70...c'est le jeu de nos élus et fonctionnaires de jouer à changer les vitesses, histoire d'être sûr de gagner au jackpot des radars. Impossible d'y échapper tôt ou tard. C'est une chance pour moi que les retraits de points (1 tous les milles kilomètres environ) ne me sont pas décomptés sur la voiture de société, sinon, il y a bien longtemps que je ne ferai plus aucun déplacement.

Il faut mettre un terme à cette folie des radars d'autant que la baisse des accidents mortels est ininterrompue depuis 30 ans de façon régulière grâce aux progrès sur les véhicules et non aux gendarmes qui se cachent dans les buissons... Mais allez expliquer cela à des énarques, nos plus mauvais conducteurs, ceux qui ne s'arrêtent que lorsqu'ils sont dans le mur.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 10:13

C'est un truc bizarre. Hier, était publié le montant du remboursement de la Dette de la France au 3e trimestre 2011 : 3,5 milliards d'euros. On nous a  bien expliqué ce que ça fait en pourçentage du PIB, La Direction du Trésor a bien communiqué sur ses perspectives de Trésorerie, mais il manque tout de même un élément : quand est-ce qu'on aura fini de payer ? Personne n'en parle. Hé bien, je vous livre ce petit calcul que je n'ai vu nulle part : 3,5 milliards pour un trimestre, ça fait en année pleine 14 milliards. Et donc pour rembourser 1688 milliards, il faudra 120 ans. Mort de rire ! comme disent les jeunes. Bon alors d'accord, vous allez me dire que ce n'est pas comme cela qu'il faut calculer. Sauf qu'à un moment donné, il faut bien fixer l'horizon. Un prêt immobilier d'un particulier peut bien se rembourser plus rapidement, on peut toujours se dire que les revenus du ménage vont augmenter au fil des années. Mais tout de même 120 ans, avec une incertitude sur quelques années, ça fixe bien le niveau des dégâts : il ne s'agit pas d'investissements en cours pour des route, des lycées, non . Ce remboursement concerne les dépenses passées : les départs en retraite des fonctionnaires, les 200 000 logements de fonction de fonctionnaires, les subventions passées à des associations qui n'existent plus, etc.

Bref, si je suis intimement convaincu que la force d'un pays tient aussi à l'efficacité de son administration, je me dis que nos hommes politiques de tous bords nous ont menés à la catastrophe et que visiblement en cette période électorale, le sujet de la dette, finalement, est trop peu débattu : comment allons nous faire ? Comment vont-ils faire ? Si je peux me permettre cette  idée : obligeons les élus à respecter quatre règles budgétaires pour commencer :

- aucune autorisation de déficit de l'Etat et des collectivités. Ce serait un minimum, pourquoi avoir le droit à 3% de déficit, une règle de surcroît largement outrepassée ?

- Aucune autorisation de recrutement de fonctionnaires tant que le budget de l'Etat n'est pas à l'équilibre.

- Aucune autorisation de subventions aux associations dans les collectivités locales et territoriales tant que l'équilibre budgétaire n'est pas atteint.

- Suppression de tous les jumelages dans les collectivités locales... c'est au moins une façon de commencer à apprendre à supprimer les dépenses inutiles.

Prendre des mesures radicales est évidemment provocateur, mais les chocs permettent de changer des comportements : pourquoi un aéroclub, un club de judo ou de basket  seraient-ils subventionné par les mairies ? Les loisirs doivent s'autofinancer par ceux qui en bénéficient. 

C'est vrai que ces mesures  provoqueraient un tollé, mais si on explique que nos enfants, nos petits-enfants, nos arrière-petits-enfants et nos arrière-arrière petits-enfants vont devoir payer toute leur vie les loisirs passés de nos parents, peut être que ça aiderait à expliquer ces règles de gestion. Je suis assez naïf pour croire à l'intelligence de la population.

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 06:23

Les statuts de ma société et l'ouverture de mon capital à des actionnaires m'obligent aujourd'hui à un effort de transparence sur l'activité et les comptes. Un exercice auquel il faut se livrer régulièrement. L'affaire qui touche donc - à nouveau -  le financement du Parti socialiste et apparemment un personnage clé Jean-Pierre Kucheida ne me laisse pas indifférent. En effet, le hasard de mon parcours fait qu'il y a au moins 25 ans, j'entendais parler, sous le manteau, de l'enrichissement de Jean-Pierre Kucheida. Beaucoup de ses proches connaissaient ses origines de professeur d'hisoire-géo dans un lycée local et son côté un peu parvenu. A l'époque, on disait que pour fêter le franchissement d'un seuil dans sa fortune personnelle, il avait emmené un très large groupe d'amis, peut être une centaine de personnes, faire la fête dans un voyage... en avion. Je crois que c'était au Canada. Il avait le droit après tout, sauf qu'on aurait pu penser que c'était difficile tout de même de s'enrichir démeusurément en politique.  Je ne m'intéressais pas au sujet.  Ce n'était qu'une rumeur, issue de gens qui le connaissaient certes, mais j'en entendais d'autres et je me garderai de confirmer des ragots qui peuvent à un moment ou un autre toucher n'importe qui, surtout depuis l'émergence d'internet. Reste cependant une question centrale. Si l'enquête préliminaire ouverte depuis neuf mois aboutit à la mise en examen de cet homme politique, alors je me poserai bien des questions : pourquoi avoir attendu des décennies pour sortir cette affaire ? Combien de milliers d'autres dossiers dorment ? Comment expliquer que jamais un juge n'ait su avant ? Pourquoi avoir laissé faire si longtemps ? etc, etc. Regulièrement, je m'étonne de la corruption dont j'entends parler en France. Evidemment j'ai d'autres chat à fouetter que de vérifier des informations qui se servent entre la poire et le fromage.

 

Je suis sûr de la bonne volonté initiale d'un Kucheida, entré en politique pour militer sur des convictions fortes. Le problème est que les hommes politiques considèrent leur fonction non comme un service ponctuel rendu à la société mais comme une carrière, avec, dès lors, un clientélisme inévitable. Raison de plus pour n'accorder qu'un seul mandat dans une fonction politique donnée, quitte à ce que les hommes politiques expérimentent des postes différents les uns à la suite des autres. Ce serait une mesure salutaire pour embourser la Dette, et donc améliorer le sort des PME.

Il faut, à mon sens, être indulgent sur les abus de position dominante des hommes de pouvoir car mener des enquêtes pour les ramener dans le droit chemin coûte excessivement cher et il faudrait en mener en permancence.  En revanche, il faut être intraitable sur le cumul des mandats et les mandats successifs. En politique plus qu'ailleurs, il faut absolument éviter les situations qui mènent à la corruption : c'est vrai dans le monde entier et c'est ce que réclament tous les citoyens, comme en Russie en ce moment avec Poutine.

Mais en attendant des réformes qui seront longues à venir, d'ores et déjà il faut demander aux élus, tous les élus , soit environs 500 000 personnes, et aux hauts fonctionnaires de publier chaque mois sur un blog leurs notes de frais et toutes les dépenses publiques qu'ils engagent. Cette transparence va changer beaucoup de choses. Que les volontaires commencent...

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 02:33

Hier, la Chambre de Commerce et d'Industrie m'appelait pour me proposer un nouveau service d'aide à l'emploi de secrétaire à temps partagé. J'ai rapidement éconduit la charmante chargée de mission en CDD en lui expliquant que le meilleur service que peuvent rendre les CCI c'est de voter leur suppression. Les CCI et autres organismes consulaires , Chambres de Métiers et Chambre d'Agriculture, constituent des boulets pour les entreprises. En effet on pouvait concevoir à une époque que les CCI apportaient une information aux entreprises. Mais aujourd'hui, n'importe quel moteur de recherche sur internet apporte de bien meilleurs produits pour un tarif dérisoire. La chargée de mission elle-même admettait que mon discours était celui de bon nombre de chefs d'entreprises qu'elle appelait...de quoi dissuader les CCI de sortir de leur coquille.

Soutenir que les CCI aident les créateurs d'entreprise ou les PME en les conseillant est une vision plutôt idyllique. Certes des citoyens un peu démunis auront le réflexe d'aller à la CCI pour y rechercher des conseils pour entreprendre. Donc effectivement, un accompagnement des créateurs est bien nécessaire. Mais la complexité est telle aujourd'hui qu'un chef d'entreprise qui se lance mérite mieux qu'une heure passée avec un conseiller consulaire qui n'a probablement jamais eu lui-même d'entreprise. Le véritable accompagnement d'un jeune chef d'entreprise doit être beaucoup plus significatif : il faut réunir autour du créateur, des conseilllers du Service des Impôts des Entreprises, des conseillers URSSAF et Malakoff, des conseillers en gestion, en droit, en propriété industrielle,etc. Un délinquant démuni a droit à un avocat d'office... Donc l'Etat sait payer quand il le veut et un chef d'entreprise qui va avoir le mérite de créer des emplois est lâché dans la nature. Le décalage entre les beaux discours sur la création d'entreprises et les aides réelles a de quoi rendre schizophrène. Tous les politiques, tous, se fichent des entreprises... Si ce n'est pour aller chercher chez eux "la faute inexcusable de l'employeur", l'enrichissement indû, la fraude et donc le redressement.

Les CCI s'intègrent dans ce paysage du mépris des entreprises et constituent un écran qui laisse imaginer qu'elles sont là pour le soutien aux entreprises...Bref pour laisser croire que tout va bien. Les élus de chambre de Commerce - je connais cet univers puisque j'ai été modestement un des leurs - sont souvent les relais de cette propagande et les président de CCI sont des gens ravis d'avoir à la fin de leur carrière un bâton de Maréchal, gloire bien illusoire : les CCI ne pèsent rien.

Au contraire, elles qui devaient constituer le "guichet unique", belle invention paperassière, font aujourd'hui partie de ces barrières à franchir pour avancer. En effet lorsque l'on modifie administrativement son entreprise :  un déménagement, une augmentation de capital etc. Il faut un nouveau Kbis, la carte d'identité de l'entreprise que délivre le Greffe du Tribunal de Commerce. Et le CFE, Centre de Formalités des Entreprises, rattaché à la CCI,  est incontournable pour vous "aider" à diffuser auprès des organismes sociaux - URSSAF, Pôle Emploi et Impôts , vos nouvelles informations. Hé bien , j'ai essayé de me passer du CFE pour expédier directement les informations aux organises concernés et ainsi économiser quelques centaines d'euros : c'est parfaitement vain. Tant que l'on n'a pas payé à la CCI, les organismes sociaux et d'Etat ne prennent pas en compte vos courriers recommandés. Voilà un bel exemple de parasitage. Là aussi je connais un peu les CFE car, au cours de ma carrière, j'ai travaillé brièvement en Chambre de Commerce et j'en ai eu un sous ma responsabilité. Je connais donc les CCI en tant qu'ancien salarié et en tant qu'ancien élu.

Il faut supprimer les Chambres de Commerce. Elles alourdissent silencieusement la charge sur les entrepreneurs. Il ne s'agit pas de remettre en cause les talents qui s'y exercent et qui s'exerceraient mieux ailleurs, mais bien de remettre à plat une tranche d'imposition supplémentaire et de revoir complètement le mode d'accompagnement des entreprises, lequel ne peut venir d'autres organismes que les administrations elles-mêmes. 

En France, rien n'est jamais grave. Donc si les CCI sont là et pèsent sur les entreprises, ce n'est pas grave. Le seul problème c'est que tous les organismes qui se nourrissent des entreprises empêchent la résolution du problème du chômage dans ce pays. Trois ans après le déclenchement de la crise des subprimes, la France a eu droit à 740 000 chômeurs supplémentaires, le gouvernement se félicite de voir que la montée du chômage est enrayée et qu'il y a même un légère baisse du chômage de 50 000 personnes depuis le début de l'année. On est encore loin de revenir à la situation antérieure, laquelle, elle-même, n'était pas brillante.

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 08:35

Les commentaires sur les conséquences de Fukushima pour le nucléaire civil n'en sont qu'à leurs débuts. On va nous ré-expliquer en long et en large les avantages et inconvénients du charbon, du solaire, on va re-faire les bilans CO² des différentes sources d'énergie, on va mettre en parallèle les décès dans les mines de charbon et par radioactivité, etc. Bref nous n'avons pas fini de nous faire ré-expliquer les bienfaits et méfaits des potitiques énergétiques. Il y a un point cependant qui va changer complètement et que curieusement personne n'évoque aujourd'hui. Il va pourtant bouleverser la dépense publique : il s'agit du nucléaire militaire.

En effet, avec Fukushima, nous avons pu découvrir avec stupéfaction comment le "nuage", en réalité la masse d'air, radioactif, au départ de Fukushima a progressivement envahi la planète. Une ministre bien intentionnée et de formation scientifique, il y a quelques semaines, expliquait doctement que les masses d'air du fait des alizées ne toucheraient qu'une hémisphère. En gros, le nuage ne devait pas traverser l'équateur. Il n'en a rien été. C'est assez intéressant de voir l'incompétence d'un ministre : nous acquérons tous simultanément une nouvelle connaissance sur les mouvements d'air radioactif et plus généralement sur les mouvements d'air tout simplement. Toute la planète est touchée et continue de l'être : l'air que nous respirons a été respiré par des Japonais, par des Américains, des Africains, des Indiens... Il en va de la météo comme des échanges, nous découvrons collectivement la "mondialisation" de l'atmosphère ! Ces cartes quasiment inconnues de tous sont maintenant épluchées par les internautes comme celle de la radioactivité. Nous pouvons suivre l'évolution de la radioactivité de l'iode 131 ou du césium 137 que seuls les spécialistes connaissaient il y a seulement un mois sur http://criter.irsn.fr/exercice/acteur/#anAnchor. Je remarque à cette occasion que la radioactivité liée à l'iode à augmenté ces derniers jours dans ma petite commune.

Le phénomène est inquiétant, mais il est très probable que les ingénieurs du nucléaire finissent par trouver les mesures adéquates pour vaincre Fukushima. Un point extrêmement encourageant est cet article du dernier numéro de La Recherche (n° 451, avril 2011) qui présente les découvertes faites pour colmater des fuites sous-marines de pétrole. Un an après l'angoissante marée noire dans le golfe du Mexique, on peut dire que le problème rencontré par 1500m de fond d'une fuite de pétrole à la vitesse de 3.7mètres/seconde serait résolu aujourd'hui en quelques jours sinon quelques heures grâce aux découvertes récentes d'un physicien sur la viscosité.

L'humanité progresse aussi par essais - erreurs. Mais pour le nucléaire, le problème est plus large et une question très simple va peu à peu émerger : "et en cas de guerre nucléaire ?" La réponse tombe brutalement : une bombe nucléaire expédiée depuis l'Iran - par exemple - par le dictateur Amadhinejad, relâcherait des poussières radioactives qui en quelques jours reviendraient en Iran. Donc, même le plus illuminé des dirigeants ne pourra plus "vendre" à son peuple l'diée d'une vengeance ou d'une guerre sainte puisque tout le monde va savoir un peu à la fois que la planète entière sera systématiquement victime de la moindre attaque nucléaire. Mais l'affirmation vaut pour tous les pays disposant de l'amre nucléaire : une bombe nucléaire expédiée depuis la France en représailles à une attaque nucléaire n'a plus aucun sens, plus aucune légitimité : on peut être certain que la radioactivité relâchée chez l'ennemi nous reviendrait en quelques jours. 

Il est peu probable que les tenants de la dissuasion nucléaire, qui dévorent des budgets scientifiques substantiels, apprécient cet argumentaire. Mais c'est un fait : personne ne peut plus - avec les meilleurs motifs - lancer d'attaque nucléaire sous prétexte de défendre un pays. Pire encore : les quantités astronomiques d'armes nucléaires laissent pantois : la France, qui en a fabriqué quelques centaines, dispose donc au moins de la puissance de nuisance planétaire de quelques centaines de Fukushima. Autant dire que l'on peut stopper immédiatement toute activité de ce côté et investir autrement l'argent des bombes pour améliorer l'économie française.

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 07:34

Vu de ma petite entreprise (que j'introduis bientôt en bourse), chaque jour qui passe m'indique que la mondialisation est un fait, même si je suis confiné dans une petite zone industrielle : il y a quelques semaines, c'était un armateur du côté de Mayotte, désespéré, qui venait de se faire dérober 7 bateaux par des pirates Somaliens - 3 morts et une dizaine d'otages - un fait divers atrocement banal qui n'a même pas fait quelques lignes dans la presse occidentale. Mais du chiffre d'affaires probable en moins pour nous. Et puis ce séisme au Japon, je crains bien que les clients de mes clients n'abandonnent du chiffre d'affaires à destination de ce pays. Hormis l'aspect émotionnel - et l'effarement sur notre misérable condition humaine -  plus rien de ce qui se passe sur la planète ne peut me laisser indifférent dans mon activité. Le lien avec le monde est direct pour n'importe quelle entreprise industrielle, jusqu'à la plus petite comme la mienne.

Avec les pays arabes en pleine révolution, la réflexion mérite d'être poussée plus loin. Tout le monde sait peu ou prou que les dictaturres arabes ont nourri les démocraties. On nous a présenté les beaux contrats d'armements comme le summum des affaires. Ce qui valait bien quelques sacrifices à la morale extérieure - les dictatures et les tortures - et à la morale intérieure - le financement des partis politiques français.

Aujourd'hui, le tableau se présente différemment. Les détournements de fonds de Ben ali, Moubarak et plus encore du fou lybien, Kadafi, témoignent des conséquences impressionnantes sur le développement de ces pays. On soupçonne Kadafi d'avoir détourné, grâce au pétrole, plus de 90 milliards de dollars. Deux fois la fortune de Bill Gates. A côté, Ben Ali fait figure de gamin. 90 milliards pour une population lybienne de 6 millions d'habitants, cela équivaut à l'échelle de la France à 750 milliards d'euros environ. Imaginons un instant un détournement de 750 milliards en France ou l'injection massive de 750 milliards, brusquement, dans l'économie. C'est proche en France des besoins de financement annuel des entreprises. Il ne faut pas avoir fait la London School of Economics comme le fils héritier de Kadafi, pour comprendre la dynamique qui pourrait s'ensuivre. 

On comprend dès lors très vite que le sous-développement de la Tunisie, de l'Egypte, de la Lybie a des explications différentes des théories habituelles sur la stabilité de la dépense publique, ou l'absence de réforme agraire  : c'est l'absence de culture économique de nos politiques. Le lien est très simple : moins de dictateurs, c'est moins de détournements colossaux, plus d'argent dans l'économie, plus de développement, moins d'immigrés non choisis en France, moins de chômage en France, plus d'activité en France, plus d'exportations françaises. Peut être les chefs d'entreprises devraient moins laisser le champ du lobbying politique aux fabricants d'armes en France, lesquels ne représentent au final pas grand chose : le sort des Français s'est -il réellement transformé depuis que les livraisons d'armes françaises ont repris voici 6 ans en Lybie ? Saura-t-on un jour ce que nous avons perdu en termes d'emplois en France en soutenant Kadafi pendant 40 ans ?

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 07:31

Ce n'est pas la première fois que des faits de corruption me parviennent, mais ces derniers temps leur multiplication m'a un peu surpris. Certes, il est toujours difficile de faire la part du vrai et de l'exagéré, sauf que les témoignages qui ont pu m'être rapportés sont crédibles : un expert comptable qui glisse un billet avec sa carte de visite en allant au greffe du Tribunal de Commerce, un cadre fonctionnaire qui demande une somme pour faire passer un dossier financier au-dessus de la pile, un banquier, sans doute du niveau de chef d'agence, qui demande, sans détour, une importante somme en liquide pour faire passer un dossier de prêt qui normalement ne passe pas... ce dernier écho, je l'ai entendu à plusieurs reprises. Est ce que la corruption augmente, je n'en sais fichtre rien. Néanmoins cette accumulation de "bruits" me laisse perplexe. La corruption est toujours un signe. Un signe d'indifférence à la prédation, un signe d'absence d'éthique, et plus encore un signe de crise : la corruption est la plus développée dans les pays pauvres. Est ce que la France s'appauvrit ? 

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